NISSITALIE, BLOG FRANCO-ITALIEN

BUONA LETTURA !

 

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Nissa (« Nice » en niçois) + Italie = Nissitalie, amalgame lexical rappelant sans doute l'expression "Miss Italie"... à juste titre : car pour nous, si la France est douce, la Péninsule est belle !

« Nous », c'est notre équipe franco-italienne posant, depuis la Baie des Anges, un regard fraternel sur un pays si semblable et si différent : une éblouissante, passionnante et parfois contradictoire Italie dont on ne se lasse pas de célébrer l'art de vivre ou l'art tout court, la profonde culture et l'indémodable humanisme.

Dans une France tout aussi surprenante et singulière, Nissitalie est un "ensemble familial" voué depuis toujours à une communication éducative privilégiant l'échange d'idées, de valeurs et, perché no ?, de (bons) sentiments sur fond de connaissance de l'autre et de respect mutuel.

Notre "cybercarnet" tâchera donc de renforcer les liens entre nos deux pays en s'intéressant aux choses de l'Hexagone, de la Botte... et des Rivieras française et italienne, en n'oubliant pas de voir ce qui se passe sous d'autres cieux.

C'est dans cet esprit d'ouverture que plusieurs billets du blog Ma maison sur la Côte d'Azur de notre coauteur Maurizio Armondi enrichissent le travail d'une équipe dont les deux autres membres, Lilli et Marina, se présentent aussi sous des pseudos... ne cachant que leurs ego.

Dans un monde plutôt "m'as-tu-vu", nous pensons en effet ‒ comme une certaine Elena Ferrante, toutes proportions gardées ! ‒ qu'une page en dit plus qu'un visage, et que se montrer ne rime pas toujours avec communiquer.

Alors, chers lecteurs, êtes-vous prêts à nous suivre ? À tous nos amis français, italiens, franco-italiens... et autres, buona lettura su Nissitalie !

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21 juin 2021

VIVA L'ITALIA !

 

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Viva la Repubblica ! est le titre d'un billet sur le 75ème anniversaire de la République italienne que l'on peut lire sur Ma maison sur la Côte d'Azur, le blog de notre coauteur Maurizio Armondi. Nous partageons son contenu et son intitulé... dont nous nous inspirons pour notre titre se référant, lui, à un autre événement sûrement plus "léger" mais tout aussi réjouissant : la victoire des Måneskin, rock-band italianissime malgré son nom danois, à l'Eurovision Song Contest qui a eu lieu le mois dernier aux Pays Bas. Une consécration internationale bien méritée que les quatre jeunes Romains ajoutent à leur triomphe, en février, au Festival de la Chanson italienne de Sanremo. C'est en effet avec leur Zitti e buoni, reproposée à Rotterdam, que l'Italie a été récompensée à l'échelle européenne après la victoire de Gigliola Cinquetti en 1964 et celle de Toto Cutugno en 1990.

Mais pour revenir à notre 2021, qu'en est-il de la deuxième place ? Eh bien, elle est allée à une certaine... France représentée par la talentueuse Barbara Pravi, dont la chanson Voilà aurait sûrement bien plu à Edith Piaf !

Et à propos de cette deuxième place française, faudrait-il reproposer ici l'incroyable polémique soulevée par quelques médias hexagonaux à propos d'un verre brisé qui aurait fait penser à... autre chose ?

Alors là, ne comptez par sur nous pour relayer ce genre de conjectures : laissons cela aux mauvais perdants, et fêtons plutôt cette belle victoire par un collage de photos de notre écran RAI réalisées pendant les dernières minutes de la grande kermesse de la chanson européenne : des minutes pendant lesquelles, osons le dire, nous avons été des supporteurs très "pop-rock" des jeunes artistes italiens. En parfait accord avec Maurizio Armondi qui, dans le billet susmentionné, déclare préférer l'adjectif "heureux" à un "fier" plutôt chauvin, nous clamons donc haut et fort que nous sommes vraiment heureux pour cette victoire transalpine.

Et si un tel bonheur "européen" avait une suite logique... grâce à la Squadra azzurra de l'Euro 2020 devenu 2021 pour cause de Covid ? Mais oui, que vous soyez chanteurs ou footballeurs, forza ragazzi, viva l'Italia !

 

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21 mai 2021

GIGLIOLA : JE SUIS À TOI, ASTRA !

 

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C'est en 1964 que Gigliola Cinquetti, 16 ans à peine, remportait le Festival de Sanremo et l'Eurovision Song Contest en disant "non" à l'amour avec la chanson Non ho l'età (per amarti) - Je n'ai pas l'âge (pour t'aimer) - dont la version française s'appellera... Je suis à toi.

Et c'est en 2021 qu'elle a l'âge pour dire "non" au virus et se faire vacciner à l'AstraZeneca, le 13 avril dernier, en direct dans l'émission "Oggi è un altro giorno" sur RAI 1. Un grand bravo donc à Gigliola, dont on avait déjà beaucoup apprécié l'interview accordée, à l'occasion de son concert parisien en 2017, à l'émission "L'invité" sur TV5 Monde : elle y avait fait preuve d'un excellent français et, surtout, de tout le charme d'une signorinella de 16 ans !

 

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 (Illustrations : captures d'écran RAI 1 et TV5 Monde)

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15 avril 2021

LA SICILE, C'EST SPÉCIAL

 

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Quoi de plus naturel, pour un blog franco-italien, que de rappeler les liens entre la France et l'Italie ?

Et lorsque ce blog se nomme Nissitalie, comment ne pas signaler tout ce qui fait ressembler la française Nissa la Bella à une ville italienne ?

Pour ce qui rapproche nos deux pays, nous n'avons qu'à emprunter un précieux témoignage de Stendhal sur une région italienne qui nous est particulièrement chère : « Mon principal but, en venant voyager en Sicile », écrit-il dans ses Chroniques italiennes, « n’a pas été d’observer les phénomènes de l’Etna [...] Je cherchais d’abord le plaisir des yeux, qui est grand en ce pays singulier ». Et plus loin, sur ses habitants : « C’est bien des Siciliens que l’on peut dire que le mot impossible n’existe pas pour eux dès qu’ils sont enflammés par l’amour ou la haine, et la haine, en ce beau pays, ne provient jamais d’un intérêt d’argent».

Et aujourd'hui, avec la mafia et tous ses trafics ?, pourrait-on malicieusement se demander. Oui, mais ce serait oublier l'honnêteté de l'immense majorité des Siciliens, ou le courage des juges anti-mafia (tous les deux palermitains) Giovanni Falcone et Paolo Borsellino...

Quant à la deuxième question concernant ce que Nice peut avoir d'italien, nous savons combien de réponses (historiques, politiques ou culturelles) elle pourrait engendrer. Permettez-nous toutefois, sur ce sujet, de nous référer toujours à la susdite île italienne et d'oser un saut périlleux nous menant de la grande littérature française à... l'exquise gastronomie sicilienne : saviez-vous, en effet, qu'il existe dans la capitale azuréenne un traiteur proposant de délicieuses specialità siciliane ?

Pas de pub dans notre blog, bien sûr. Juste une photo... plutôt anonyme. Mais si vous êtes intéressés, ne vous découragez surtout pas : cherchez donc, cela en vaut la peine !

Et si vous doutez encore de ce que de beau et de bon la Sicile peut offrir au monde entier, pourquoi ne pas "internationaliser" ultérieurement ce billet de Nissitalie en proposant ce que disait d'elle un autre grand écrivain - allemand, cette fois-ci - qui en était tombé amoureux ?

Il s'agit rien de moins que de Goethe, dont voici quelques notes tirées de son Voyage en Suisse et en Italie : « Ce matin à huit heures nous étions vis-à-vis de Palerme. Voici pour moi un heureux jour [...] Le mont Pellegrino à droite, ses formes élégantes en pleine lumière, à gauche une longue étendue de côtes avec des anses, des langues de terre et des promontoires ». Et quelques jours plus tard, toujours à propos de la capitale de l'île : « J’ai passé en silence les heures les plus agréables dans le jardin public, tout auprès de la rade. C’est l’endroit le plus merveilleux du monde ».

Mais, pour conclure ces petits extraits "siciliens" du grand romancier, dramaturge et poète allemand, voici maintenant son chaleureux "vingt sur vingt" sur la terre d'Archimède et de l'École Poétique Sicilienne : « On ne peut se faire aucune idée de l’Italie sans la Sicile. C’est ici que se trouve la clef de tout ».

Eh oui, la Sicile, c'est spécial...

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18 mars 2021

SANREMO CHEZ NOUS

 

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Toujours présents au Festival de Sanremo quand notre engagement franco-italien voyageait sur plusieurs ondes radio, c'est en tant que blogueurs que nous avions eu l'honneur et le plaisir d'être reçus, en février 2020, à la 70ème édition de la Grande Kermesse de la chanson italienne.

Mais, la situation étant maintenant ce qu'elle est dans toute la planète, la RAI et la Ville des Fleurs n'ont pu s'ouvrir "physiquement" qu'à une petite partie des médias qui, normalement, remplissent la mythique salle de presse du festival ; sans parler des innombrables fans qui, cette année, n'ont pu s'agglutiner comme d'habitude devant le fameux Théâtre Ariston...

Nous avons donc décidé, en ce mois de mars tout aussi problématique que prometteur de vaccins, de couvrir une fois de plus - mais da remoto - ce "Sanremo 2021" qui, encore plutôt incertain en tout début d'année, vient de remporter un indiscutable succès de qualité et d'audience.

Envers et contre tout Coronavirus - et grâce à une RAI superlativement capable de nous offrir ce beau moment de légèreté ô combien nécessaire en cette période pas vraiment joyeuse - nous voilà prêts à vous narrer, après l'avoir vu et vécu... depuis chez nous, ce 71ème Festival de la chanson si cher aux Italiens et aux nombreux italophiles du Monde Univers.

LE(S) VAINQUEUR(S)

Par quoi commencer notre exposé "maison" ? Par le vainqueur du Festival, nous dira-t-on : et c'est en effet ce que nous venons de faire, en montrant dans notre image d'ouverture - la première des captures d'écran RAI illustrant ce billet - non pas le mais les quatre vainqueurs... et les deux autres.

Dans cette image, on voit en effet les "vainqueurs-chanteurs" qui sont les Måneskin - groupe rock alternatif dont le nom venant du danois signifie "clair de lune" - qui ont remporté la kermesse avec la chanson Zitti e buoni. Mais on voit aussi, aux côtés de la jeunissime band italienne, les "vainqueurs-présentateurs" : c'est à dire les deux stars de la télévision transalpine Amadeus (à droite) et Fiorello, formidables animateurs de 2020 qui ont été reconduits, à juste titre, pour les cinq soirées de 2021. Une mission presque impossible par les temps qui courent, et pourtant parfaitement réussie - grâce aussi aux charmantes co-présentatrices et à un certain co-présentateur-footballeur - malgré le virus, le très strict protocole sanitaire et les fauteuils de l'Ariston tristement vides...

FLASH-BACK

Mais, si les Måneskin ont obtenu la première place, qu'en est-il des deux autres marches du podium ?

Aussitôt demandé, aussitôt répondu par ce "flash-back" en deux images : la première où, à côté des Måneskin, on voit Ermal Meta (Un milione di cose da dirti) et Michielin-Fedez (Chiamami per nome) juste avant l'ouverture de l'enveloppe contenant les résultats ; la seconde avec Amadeus montrant enfin les noms des trois élus 2021...

 

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 De gauche à droite, après Amadeus et Fiorello : Ermal Meta, Michielin-Fedez et les Måneskin

 

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 Les trois finalistes !

 

ET POUR LES "NUOVE PROPOSTE" ?

Mais à part les "big", le festival de Sanremo prévoit aussi, depuis longtemps déjà, un autre vainqueur : celui de la catégorie Nuove Proposte. Cette année il s'agit du jeune Gaudiano, qui a dédié à son père disparu la touchante Polvere da sparo :

 

4__GAUDIANO_SANREMO_06

 

SANREMO, QUE D'ABLE !

Après tous ces grands vainqueurs, comment poursuivre notre petit récit ? Nous avons encore une fois l'embarras du choix. Car il y a eu à Sanremo un orchestre formidable, des décors incroyables, une mise en scène incomparable, des "outfit" inexprimables, des performances inimaginables, des invités remarquables, des conférences de presse impeccables et, juste pour conclure notre série en able, des durées impensables : cinq soirées de plus de cinq heures chacune !

Mais il y a surtout eu, dans ce festival, des chansons pour tous les goûts et même... admirables dès la première écoute ou - le plus souvent - après le deuxième ou troisième passage à l'écran.

Voilà donc un tout petit échantillon de ces nombreuses chansons, avec un avertissement : ce n'est qu'à la fin de ce billet - dulcis in fundo - que nous révélerons celle qui a été, selon nous, la plus... mémorable !

 

QUELQUES CHANSONS

La douce Glicine de Noemi :

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 L'engagée Mai dire mai (La locura) de Willie Peyote :

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La "classique" Quando ti sei innamorato d'Orietta Berti :

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 L'originale Il farmacista, de Max Gazzè déguisé en Clark Kent-Superman :

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Et puis évidemment tant d'autres, toutes parfaitement... "habillées" par un orchestre magistral qui a même applaudi les artistes... en absence de public !

 

9__ORCHESTRA_SANREMO_2021

 

LOOKS

Et à propos d'habillement, si on montrait certaines "mises" festivalières ? Par exemple, celle de La rappresentante di Lista (Amare), ici dans le fabuleux décor de Gaetano et Maria Chiara Castelli, et sous les extraordinaires caméras de Stefano Vicario...

 

10__LA_RAPPRESENTANTE_DI_LISTA_SANREMO_06

 

Et le look de la très jeune Madame (Voce) ? Le voici :

 

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Sans parler des habits d'un certain chanteur et performeur - Achille Lauro, pour ne pas le citer - que l'on voit ci-dessous "en civil" avec le directeur artistique du festival, mais dont l'aspect était bien différent dans ses épatants quadri ("tableaux" ou performances) à l'Ariston :

 

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INVITÉS D'HONNEUR

Pandémie oblige, Sanremo 2021 a fait appel à un large éventail de prestigieux ospiti d'onore italo-italiens : des stars de la chanson comme...

 

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 Ornella Vanoni...

 

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 ... et Umberto Tozzi

ou des gloires du sport comme...

 

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 ... Alberto Tomba et Federica Pellegrini : deux disciplines, deux champions bien italiens !

 

CHAMPFOOTATEUR

Mais, pour ce qui est des champions, Sanremo 2021 en aura connu un autre (cette fois-ci suédois et footballeur mondialement connu) plutôt inattendu en tant que présentateur : dans son très élégant smoking pailleté, voici donc, dans un de ses "sketchs" bien amusants avec Amadeus...

 

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 ... Zlatan Ibrahimovic !!

 

BONNE PRESSE

Nous avons déjà évoqué la salle de presse du Festival, haut-lieu incontournable où les journalistes italiens et étrangers conviés à la Grande Messe de la chanson italienne peuvent rencontrer - et éventuellement interroger - les plus grands artistes musicaux (nous étions là lors des remarquables "incursions" de Céline Dion, Zucchero et Ricchi e Poveri !) ; et c'est également dans ce haut-lieu que l'on peut écouter les hautes sphères de la RAI...

 

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Parmi les hauts gradés du service public italien présents dans cette salle de presse il y a eu, cette année aussi, Stefano Coletta. Dans un cadre floral très "Riviera italienne", on peut voir le raffiné et compétent directeur de RAI 1 à côté d'Amadeus : un directeur artistique qui, vu le succès de ce "Sanremo" si particulier, a sûrement été bien choisi...

 

18__COLETTA___AMADEUS_CONF

 

NOTRE PRÉFÉRÉE !

La voici donc, comme promis, notre chanson "mémorable" de cette édition 2021 : il s'agit de Musica leggerissima du duo Colapesce et Dimartino.

La musica leggera étant, en italien comme en français, la musique "non classique" et donc, si l'on veut, moins élitaire, une musique leggerissima ne peut qu'être franchement populaire : ce qui n'est sûrement pas un "moins", si elle est aussi de qualité... supérieure, avec un texte tout aussi remarquable !

C'est bien le cas de cette chanson qui, sur la scène de l'Ariston, a même été agrémentée de la délicieuse performance de Paola Fraschini, sept fois championne mondiale de patinage artistique à roulettes...

 

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Nous avons aimé Musica leggerissima dès la première écoute, et... nous n'avons pas été les seuls, d'après certains commentaires lus sur Youtube : « Vous êtes les vrais vainqueurs du festival », « Un grand bravo, on va vous entendre sur toutes les radios », « Très belle chanson, félicitations ! », « Dans une période si difficile, une vraie panacée ! ».

Quant à notre Nissitalie, elle aurait bien aimé exprimer à Colapesce et Dimartino sa... "promotion" inconditionnelle pour l'Eurovision Song Contest 2021 où - nous en sommes convaincus - ils auraient fait un carton !

Mais, ne soyons pas trop déçus s'ils n'ont pas remporté le gros lot du festival : leur chanson (notre chanson) a quand même mérité une prestigieuse quatrième place et même, grâce aux voix "Sala Stampa-Radio-TV-Web", le prix spécial (et très important) "Lucio Dalla".

Et ce n'est pas fini : leur Musica leggerissima est "number one" dans toutes les radios, et a même fait danser Fabio Fazio et Luciana Litizzetto dans l'incontournable émission transalpine du dimanche soir Che tempo che fa !

 

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E quindi pazienza, Colapesce e Dimartino ! Rendez-vous au prochain festival : vous y serez sûrement, dans une édition un peu plus NOR-MA-LE !!

 

SORRISI ET SOFA

Pour finir, un merci photographique à Sorrisi e Canzoni, hebdomadaire TV que l'on peut se procurer même à Nice, qui nous a bien renseignés sur Sanremo et que nous avons immortalisé dans un cadre hautement familier : eh oui, pour une fois, le festival de la chanson depuis notre divan...

 

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01 février 2021

SANREMO... MÊME SANS BATEAU

Traditionnellement programmée début février, la grande fête de la chanson italienne devrait donc se tenir - sauf un possible renvoi pour cause de Covid - du mercredi 2 au samedi 6 mars 2021. Car si la crise sanitaire a poussé la RAI à décaler son programme phare, tout sera mis néanmoins en œuvre pour que Sanremo soit toujours Sanremo. En effet, depuis sa première édition en 1951, Sanremo è sempre Sanremo comme on dit en Italie : Amadeus et Fiorello, pétillants présentateurs de l'année dernière qui ont été confirmés pour cette 71ème édition, sont donc bien prêts à reproposer leurs talents sur la scène du Théâtre Ariston.

Mais, attention : pas de public payant ou "figurant" en salle, dixerunt le préfet d'Imperia Alberto Intini, le ministre de la culture et du tourisme Dario Franceschini et le ministre de la santé Roberto Speranza (ci-dessous un extrait du site "Amica" et un tweet du ministre Franceschini) :

 

SITE_AMICA_SUR_SANREMO

 

TWEET_MINISTRE_SUR_SANREMO

 

Et donc pas de bateau de croisière amarré au large de la Ville des Fleurs, pour héberger les spectateurs que des navettes auraient conduits chaque soir à l'Ariston : hypothèse pourtant formulée il y a quelques temps... et relayée même par le fameux hebdomadaire transalpin TV Sorrisi e Canzoni avec, il faut le dire, quelques réserves de la part de son directeur Aldo Vitali (cf. extraits du 5 et 12 janvier).

 

SORRISI_SUR_SANREMO

 

COURRIER_LECTEURS_SORRISI_SUR_SANREMO

 

Quant à la logistique "sanitaire" à prévoir, la RAI est en train de préparer un protocole pour le comité technique et scientifique (CTS) du ministère de la santé transalpin. En attendant, ce sont les associations de l'industrie du disque qui proposent plusieurs mesures de sécurité : tampons pour toute personne impliquée directement ou indirectement dans le festival (chanteurs, musiciens, techniciens etc.) ; interviews et conférences uniquement on line ; repas des artistes servis dans leurs chambres d'hôtel ; pas de salle de presse ni de red carpet.

Sans compter les enthousiasmes de la population sanrémasque qu'il vaudra mieux tempérer, et les bains de foule qu'il faudra évidemment éviter... Enfin on verra bien, chi vivrà vedrà !

Ce qui est sûr pour l'instant - d'après la très officielle page "Sanremo" de la RAI et celle de Wikipedia - c'est la liste des 26 Campioni en compétition avec leurs chansons :

AIELLO - "Ora"

ANNALISA - "Dieci"

ARISA - "Potevi fare di più"

MALIKA AYANE - "Ti piaci così"

ORIETTA BERTI - "Quando ti sei innamorato"

BUGO - "E invece sì"

COLAPESCE e DIMARTINO - "Musica leggerissima"

COMA_COSE - "Fiamme negli occhi"

GIO EVAN - "Arnica"

EXTRALISCIO feat DAVIDE TOFFOLO - "Bianca luce nera"

FASMA - "Parlami"

FULMINACCI - "Santa Marinella"

GAIA - "Cuore amaro"

GHEMON - "Momento perfetto"

IRAMA - "La genesi del tuo colore"

LA RAPPRESENTANTE DI LISTA - "Amare"

LO STATO SOCIALE - "Combat Pop"

MADAME - "Voce"

MANESKIN - "Zitti e buoni"

ERMAL META - "Un milione di cose da dirti"

MAX GAZZÈ e LA TRIFLUOPERAZINA MONSTERY BAND - "Il farmacista"

FRANCESCA MICHIELIN e FEDEZ - "Chiamami per nome"

NOEMI - "Glicine"

WILLIE PEYOTE - "Mai dire mai (La locura)"

RANDOM - "Torno a te"

FRANCESCO RENGA - "Quando trovo te"

Voilà donc pour les "Big". Mais il y a aussi, comme l'année dernière, 8 jeunes promesses ou Nuove proposte. Les voici :

AVINCOLA - "Goal !"

DELLAI - "Io sono Luca"

ELENA FAGGI - "Che ne so"

FOLCAST - "Scopriti"

GAUDIANO - "Polvere da sparo"

DAVIDE SHORTY - "Regina"

WRONGONYOU - "Lezioni di volo"

GRETA ZUCCOLI - "Ogni cosa sa di te"

Que dire de tous ces artistes ? Peut-être qu'on attend d'eux, comme d'habitude, qu'ils arrivent à inscrire au moins deux ou trois "evergreen" au tableau d'honneur des meilleures chansons italiennes. Des chansons qui deviennent parfois, on le sait bien, d'inoubliables succès planétaires.

En tout cas, on est très curieux de découvrir des chanteurs dont les noms ne courent pas vraiment les rues, comme Fulminacci, La rappresentante di lista et Wrongonyou ; ou d'en savoir davantage sur des chansons aux titres aussi curieux que Polvere da sparo et Combat Pop, sans compter les appellations plutôt "scolaires" Zitti e buoni (Sages et taisez-vous) et Potevi fare di più (Tu aurais pu mieux faire)...

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02 janvier 2021

NISS YORK

 

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Prise dans un fast food niçois (*), notre photo n'évoque-t-elle pas les atmosphères réalistes, silencieuses et mélancoliques qu'un certain Edward Hopper peignait si admirablement dans ses tableaux new-yorkais aux couleurs aussi chaudes qu'envoûtantes ?

Rien d'étonnant, d'ailleurs, pour une ville arborant fièrement un "Boulevard de la Californie" et un "Quai des États Unis" : la capitale azuréenne comme The Big Apple... et notre Nissitalie, le temps d'un billet, Nissamérique !

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(*) Entre les deux confinements, bien sûr !

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16 décembre 2020

IL "NOSTRO" CARO MERCURY

Depuis son blog Ma maison sur la Côte d'Azur, Maurizio nous fait cadeau (c'est bientôt Noël) de son dernier article "Il mio caro Mercury". Il nous autorise même à retoucher son titre original... à juste titre : en effet, "son" cher Mercury de Nice est aussi le nôtre, puisque nous aimons autant que lui ce haut lieu de la culture niçoise !

Lilli, Marina... et Maurizio

 

IL MIO CARO MERCURY

(Maurizio Armondi, Ma maison sur la Côte d'Azur, 16.12.2020)

 

CINEMA_MERCURY_NICE

 

« RE-OUVERTURE DE NOS SALLES LE 16 DÉCEMBRE », annonçait, plein d'espoir, le cinéma Mercury de Nice dans sa belle affiche lumineuse. Mais le gouvernement vient de "trancher", comme on dit ! Les cinéphiles de la capitale azuréenne devront attendre au moins trois semaines pour retrouver, bien armés de leurs gestes barrières, les fauteuils de ce mythique cinéma situé en plein cœur de Nice mais également, disons-le, dans mon cœur de Nouveau Niçois.

Dans ses "salles art et essai", j'ai pu voir des chefs-d'œuvre de tous les pays et en toutes les langues, parmi lesquelles, bien entendu, celle de Dante.

Je n'oublierai jamais le jour où, parmi les films à l'affiche cette semaine-là, j'avais tout naturellement choisi l'italien Diaz, un crime d'État pour... profiter d'une "hyper-distanciation sociale" ante litteram : je m'étais en effet retrouvé, pour la première fois de ma vie, tout seul devant le grand écran.

C'était sans doute à cause de la dureté du sujet : les « violences policières » (ou, pour plus de précision, les « violences de certains policiers ») pendant le sommet du G8 de 2001 à Gênes. Un thème ô combien dramatique et aujourd'hui très actuel dans d'autres pays...

Eh oui, il mio caro Mercury, mon cher Mercury mérite bien sa très attendue réouverture. Mais, faisons preuve d'un supplément de patience et de saine prudence : n'est-ce pas dans notre intérêt, que de pouvoir accéder le plus sûrement possible à ce temple niçois du Septième Art ?

Allez, si La Cina è vicina ("La Chine est proche", titre du fameux film de Marco Bellocchio), le vaccin n'est pas si lointain !

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18 novembre 2020

GIGI PROIETTI ET... NOTRE DODOCHE

 

GIGI_PROIETTI_1___NISSITALIE

 

Nous n'avons plus Gigi Proietti depuis ce 2 novembre : jour, aussi, de son quatre-vingtième anniversaire. Parmi les souvenirs de Nissitalie le concernant, une histoire de voitures...

C'était une autre vie, où nous taquinions les ondes.

La presse ayant annoncé l'arrivée du grand acteur, chanteur, humoriste, réalisateur, doubleur, scénariste, présentateur TV et directeur artistique transalpin au Roof Garden du Casino de Sanremo, nous contactons immédiatement la direction du prestigieux établissement ligure pour demander une interview. L'autorisation nous est accordée pour l'après-midi du jour de son spectacle et, armés de notre magnéto et de notre carnet de questions, nous voilà, une semaine plus tard, en direction du Beau Pays.

Hélas, à mi-chemin, après une petite halte pour acheter des journaux italiens, le redémarrage incertain de notre voiture nous fait craindre un retour nocturne plutôt problématique. Le démarreur ? Les bougies ? Un fusible ? En tout cas, nous ne voulons pas tenter le diable et rebroussons chemin... pour changer d'attelage.

Heureusement, notre chère 2 CV dont nous n'avons pas voulu nous défaire est toujours en pleine forme et prête à démarrer au quart de tour. Elle pourra nous conduire, lentement mais sûrement, dans la Ville des Fleurs.

Mais il faut prévenir le "Roof", car Proietti nous attend en fin d'après-midi et nous risquons d'arriver trop juste avant le spectacle. Au bout du fil, on nous répond que l'artiste sera informé de notre retard ; on ne peut plus, par contre, nous garantir sa présence à notre arrivée.

Gigi vaut bien le risque d'un raté ! Nous comptons sur notre Dodoche, et nous nous remettons en route.

Comme prévu, nous franchissons le seuil du Roof Garden à une heure très proche du one-man-show de l'un des acteurs les plus talentueux de la Péninsule : un vrai monstre sacré qui... accepte de nous rencontrer malgré le retard !

Proietti jouissant d'une énorme célébrité grâce aux séries télévisées, nous lui demandons tout de suite quels sont, à son avis, les "ingrédients" d'une telle réussite. « Ah, si je savais, j'aurais toujours du succès ! » nous répond avec beaucoup de modestie l'immense acteur qui, dans les années soixante-dix, a pourtant créé son école de théâtre : le Laboratorio di esercitazioni sceniche. « Ce n'est qu'après coup, qu'on arrive à comprendre ce qui a bien fonctionné », ajoute-t-il. « Mais, normalement, on essaie d'être au plus près du réel, avec des personnages dans lesquels on peut se reconnaître ».

Une recette à la fois simple, efficace et très humaine !

Et puis, pour notre émission transfrontalière, nous évoquons bien sûr la France et plus particulièrement une célébrissime chanson - Ne me quitte pas de Jacques Brel - dont l'artiste propose depuis quelques temps une version romaine (Nun me rmpe er ca') que... bon, nous n'en dirons pas plus, car les plus italophones et/ou romanophones pourront apprécier sur Youtube sa désopilante espièglerie se moquant de certaines "poses existentialistes". Quant à la réaction de Proietti à notre évocation, elle est plutôt gênée : en rougissant un peu (on est quand même une émission franco-italienne !), il a presque l'air de s'excuser en nous expliquant qu'il s'agit là d'une simple goliardata, une affectueuse plaisanterie ne mettant moindrement en cause sa grande admiration pour Jacques Brel et pour son chef-d'œuvre. « Ne me quitte pas est une de ces chansons "sacrées" », glisse-t-il, « qui... peuvent l'être un peu trop : voilà pourquoi j'ai fait appel à mon passé iconoclaste, à un certain goût pour l'irrévérence... ».

Et la chanson française en général, vous en pensez quoi ?, demandons-nous à cet illustre citoyen du pays du Bel Canto. « Tout le bien possible ! », s'exclame-t-il avec un grand sourire. « J'adore Montand et tous les grands chanteurs français. En tant qu'homme de scène, je ne peux qu'admirer des chansons qui sont souvent très théâtrales, poétiques, et qui, comme au théâtre, "passent" au public directement, sans aucun diaphragme ».

En nous congédiant de cet artiste ô combien attachant, nous lui demandons s'il souhaite s'adresser à nos auditeurs français dans la langue de Molière. Il préfère... éviter, en nous confiant que lorsqu'il avait joué le rôle du cardinal Mazarin dans le film La fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier (« avec une distribution importante, vous savez ? Sophie Marceau, Philippe Noiret, Claude Rich, Sami Frey, Jean-Luc Bideau »), apprendre les répliques en français (« du français ancien ! ») avait été pour lui una gran fatica. « Mais je vous embrasse bien fort, et même plus : c'est comme si je vous embrassais dans toutes les langues du monde ! », nous lance-t-il en italien, avant de se diriger vers la scène du "Roof" pour un show absolument sublime que nous savourons, extasiés, jusqu'à la dernière réplique.

Nous étions rentrés en France très tard la nuit et, tout le long du parcours, nos très élogieuses appréciations sur ce talentueux, progressiste, souriant et tendre homme de spectacle - aujourd'hui tant regretté par l'Italie tout entière - avaient bien résonné dans notre lente mais robuste Dodoche que... nous n'avons plus.

GIGI_PROIETTI_2___NISSITALIE

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21 octobre 2020

ART RICHE ET ART PAUVRE À NICE

 

LANTERNE_OPERA_DE_NICE___ARR_TOIR

 

Comparez, Messieurs-Dames, comparez : à gauche un "art riche" exprimé par une opulente lanterne en bronze suspendue au bâtiment de l'Opéra de Nice ; à droite un "art pauvre" représenté par une vieille inscription merveilleusement peinte à la main sur le mur d'un passage cocher de la capitale azuréenne : « Mettre l'arrêtoir (S.V.P.) ».

Préférez-vous le premier ou le second de ces chefs-d'œuvre niçois ?

Ici, à Nissitalie, on ne veut pas choisir : on apprécie également ces deux expressions artistiques que d'aucuns auront sans doute du mal à comparer (à cause de leur inégalité esthétique, fonctionnelle et sociétale) et, surtout, à considérer comme des chefs-d'œuvre relevant de l'art plus que de l'artisanat.

Le fait est qu'en ce temps ne brillant pas toujours pour sa finesse, nous considérons désormais "art" toute chose - même la plus humble - réalisée avec effort, temps, concentration et, pourquoi pas, un peu de culture ou de bon sens. En deux mots, toute chose bien faite !

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